CatalanHungarianFrenchGreek
 
 
 
Marcher auprès des jeunes
 

aimm 21 1

Nous nous réjouissons des événements et des rencontres qui ont marqués notre vie. Des lieux ou des groupes nous ont aidés à grandir dans la Foi : Taizé, ND de l’Hermitage, les scouts, une mariapolis, … Des personnes nous ont interpellés : Jean Vanier, frère Roger Schutz de Taizé, des parents, le curé de la paroisse, … La découverte de la Parole de Dieu fut un stimulant. Ainsi, aujourd’hui, nous gardons notre dose d’optimisme au quotidien pour être « frère pour les autres »…

Les documents pour la réflexion nous incitèrent à « marcher auprès des jeunes » tournés ensemble vers le Christ qui nous appelle à la vie. Pour cela, nous avons conscience que nous devons nous former pour les accompagner, que nous devons travailler avec d’autres et non pas seuls dans notre coin, et que Marie est notre guide comme première disciple du Christ.

aimm 21 2

Des appels concrets nous sont adressés ici en Grèce :

 

Rejoindre et accompagner des adolescents et des jeunes catholiques.

 

Faire éclore une communauté de vie, frères et laïcs ensemble, au Centre « Cœur sans Frontières », bien au-delà d’une bonne action.

 

Ne rien faire seuls !  Dans une Eglise catholique minoritaire, « travailler ensemble ». Comme écrivait frère Aloïs de Taizé dans le journal La croix (8 février 2014) : « ne rien faire sans les autres… mais avec les autres… ».

 

Enfin, clarifier notre compréhension du mot « accompagnement » et par là, notre manière de travailler auprès des jeunes et avec des laïcs.

Pour la communauté…   Gérard Cuinet

 
Parler avec le cœur est la meilleure présence
 

aimm 20

“Vraiment, j’ai eu la chair de poule…”, ce sont les mots que j’ai entendus lors d’une réunion de parents quand un membre de l’équipe présentait la Pastorale de l’école. Comme nouvelle directrice, j’ai éprouvé une joie intérieure et autre chose encore que je ne peux pas expliquer. Mais je suis persuadée que nous irons plus loin que les mots et que parler avec le cœur est la meilleure présence, la meilleure manière de partager le charisme mariste avec tous ceux qui sont l’école et constituent notre famille. Car j’ai toujours cru que notre spiritualité est présente dans nos actes, dans notre cœur, dans nos paroles et qu’elle va plus loin encore. C’est la flamme qui s’étend parmi nous et qui se rend présente dans les actes et les paroles de nos jeunes en recherche du sens de la vie. Nous marchons déjà sur un bon chemin, celui que Marcellin a commencé, mais il est clair que, à son exemple, nous ne pouvons parler qu’à partir de la présence et que, maintenant, en bien des endroits du monde s’ouvre un chemin neuf, éclairé par les flammes, qui nous unissent plus que jamais, frères, laïcs, éducateurs… et qui réveillent en nous cette spiritualité et cet engagement avec les autres et avec nous-mêmes.

Montserrat Torices, Directrice - Maristes Champagnat (Badalona)

 
Ce qu'on aime ici c'est l'ambiance familiale
 

aimm 19

Alors que j'annonçais à une personne que nous ne pourrions pas l'accueillir pour un prochain séjour par manque de place dans notre maison d'accueil, je lui indiquais d'autres structures auxquelles elle pourrait s'adresser ; cette personne me répondit : "C'est vrai, ces maisons, sur le plan matériel, sont mieux équipées que la vôtre, les chambres sont plus confortables mais ce qu'on aime ici c'est l'ambiance familiale. Les Frères prennent le petit déjeuner avec nous, nous échangeons avec eux. Ensuite chacun porte lui-même son assiette, son couvert dans le lave-vaisselle à la cuisine…" La simplicité, l'esprit de famille cher à Marcellin transparaît dans notre manière d'accueillir.

Nous accueillons une dizaine d'étudiants, la plupart sont des étrangers en lien ou pas avec des institutions maristes. Vivre loin de sa famille, pour un jeune est un déchirement. Plusieurs fois nous avons entendu cette phrase : "Le foyer est ma deuxième famille." La famille est le lieu où l'on partage ses préoccupations, c'est le lieu des relations simples, c'est le lieu où on s'entraide, où on passe des moments gratuits ensemble. Il me semble que Marcellin Champagnat serait heureux de voir ses Frères chercher les meilleurs moyens pour réaliser cet idéal : offrir un espace familial à des jeunes loin de chez eux.

Fr. Paul Bissardon

 

 
Nous sommes des éducateurs maristes
 

aimm 18

« Vous faites office d`ange gardien auprès des enfants qui vous ont été confiés ». St Marcellin Champagnat

Marcellin devint instituteur et compagnon de route des jeunes élèves analphabètes et sans culture. Pour ces élèves, il a élaboré une pédagogie de cœur et de compassion : l`éducation fondée sur la présence de Dieu, l`amour de Jésus et de la Vierge Marie. Il a créé la pédagogie de l`amour du bien et de la force de la prière.

Son exemple est source d`inspiration pour nous enseignants maristes. Nous sommes des éducateurs. Cela veut dire que nous sommes explorateurs, créateurs, guides, animateurs. Nous devons vivre près des jeunes en leur faisant confiance, en mettant à l`épreuve notre patience, en leur donnant le bon exemple, en embrassant tous les enfants et chacun en particulier, en premier lieu l`enfant difficile, le faible, le plus délaissé, celui dont personne ne s`occupe.

Le principe de base de la pédagogie mariste c`est la façon de se comporter et d`être présent auprès d`eux. Portons donc notre regard un peu plus en aval pour pouvoir mieux comprendre leurs besoins impératifs. Essayons d`ébranler leur dynamisme et leur créativité, afin de les astreindre à assumer des actions bien précises. Nous devons être d`abord nous-mêmes des montreurs de chemin, la boussole des jeunes, pour qu`ils ne perdent pas leur orientation. C`est à travers l`éducation chrétienne que les jeunes obtiendront le goût pour l`étude et l`intérêt pour la vie. C`est alors seulement qu`ils pourront participer à la construction d`une société plus juste qui a comme centre l`homme et non le gain et les biens matériels.

Gardons précieusement dans notre cœur comme un trésor et comme un phare sur notre chemin les trois violettes : Humilité, simplicité, modestie. Recourons à la Vierge Marie, notre modèle, pour nous en inspirer et pour répandre les merveilles de son existence.

Que la mère de Dieu et Marcellin Champagnat donnent à nous tous la force et qu`ils éclairent notre cœur : ils sont la garantie de notre mission auprès des jeunes.

La route s`ouvre devant nous. Osons la parcourir !

Anastasia Riga

Institutrice à Chrysostomos Smyrnis du Lycée Léonin de Néa Smyrni

 

 
« Évangélisateurs parmi les jeunes » Ce que j’attends !
 

20121026174727 00001Comme tout Mariste, je vis dans un monde qui se déshumanise de plus en plus, qui devient de plus en plus agressif, qui s’appauvrit spirituellement et matériellement, dans un monde de compétition qui détruit la dignité de l’homme : «image de son Créateur ».

Il devient urgent pour nous d’adopter une attitude plus morale, un contrepoids plus spirituel, si nous voulons améliorer le monde dans lequel nous vivons, nous et surtout les enfants qui sont appelés à nous succéder.

Dans ce monde tous nous avons notre place et notre rôle à jouer. Tous nous devons être attentifs à ceux qui nous entourent, avoir les yeux ouverts pour apercevoir leurs besoins.

Notre Fondateur nous a montré le chemin « Si Dieu et Marie sont avec nous, nous n’avons rien à craindre ».

Devant cet avenir incertain, les jeunes surtout se laissent gagner par le pessimisme, parfois par la haine et deviennent aussi plus agressifs. Les dépressions morales et psychiques les envahissent. C’est alors, à nous les Maristes de Champagnat d’aller les chercher là où ils se trouvent, les prendre par la main et les accompagner vers « de nouveaux chemins ».

Que ceux qui participeront au Rassemblement, nous aident à découvrir de nouvelles pistes, suivant la « vision apostolique et missionnaire de Champagnat ». Nairobi doit être un nouveau départ missionnaire mariste.

C’est la seule façon d’être « Évangélisateurs parmi les Enfants, aujourd’hui ».

 

Armandos Vitalis, Patissia - Athènes

 

 
L’accompagnement est un trait qui nous différencie
 

AIMM A 01

Le mot communauté provoque en nous bien des réflexions et des sentiments. Nous vivons ensemble et passons beaucoup d’heures au centre... davantage peut-être que dans notre propre famille, nous partageons la même aventure. Les petits gestes sont imortants dans la vie en communauté: ils se déclinent en animer, accueillir, accompagner, faciliter les choses... vertus simples qui doivent être présentes dansla vie quotidenne.

Notre communauté doit être une référence, un lieu où trouver soutien, réconfort... L’accompagnement est un trait qui nous différencie d’autres communautés éducatives. C’est un trait qui nous caractérise et nous donne force. Lues au niveau de l’équipe éducative, les paroles de Marcellin nous inspirent: il faut vivre et pas seulement prêcher, reconnaître la beauté et la bonté des autres et compter sur tout le monde en tant qu’éléments qui peuvent être un apport et qui sont importants, nous émerveiller de l’exemple de Marie et tâcher de faire du collège un lieu où tout le monde ressente qu’il a des occasions de croissance.

La spiritualité et le charisme mariste sont parfois difficiles à définir, mais nous avons l’impression que dans le collège, et avec notre communauté éducative, c’est là que nous vivons en vérité la spiritualité et l’expérience religieuse. Il est plus facile de les transmettre à partir de “l’être avec” et de la présence proche. Nous avons la chance de partager souvent des moments de convivialité avec les communautés des frères de Sants et Les Corts qui nous accueillent pour des prières et des repas pleins de fraternité. Il y a aussi les temps de formations et les rencontres à Alcalá, Madrid, Valladolid, l’Hermitage... auxquelles ont participé les membres de l’Équipe de Direction et qui ont été des moments très enrichissants où nous avons partagé expériences et vie commune.

Dieu se révèle à nous à travers nos compagnons, les frères, les élèves, les familles et dans la communauté.

Maristes Sants-Les Corts, Équipe de Direction

 

 
Plus près du Ciel
 

aimm 16

 

Voici 27 ans que je suis frère mariste. Je ne l’ai jamais regretté, pas plus que je n’ai eu l’idée de pouvoir faire autre chose que d’être avec les enfants et les jeunes, et d’aider ceux qui en ont le plus besoin. En faisant la classe, la catéchèse, en pratiquant le sport et la montagne, en étant proche des plus délaissés, avec des fêtes et des prières... Ainsi, j’ai pleinement joui de cette “première partie” de ma vie comme frère mariste. Et je sens maintenant que vient de commencer la deuxième partie de ma vie, à l’autre bout du monde.

 

En Catalogne, j’étais déjà missionnaire. Celui qui me lit, s’il est chrétien et s’il l’est sérieusement, qu’il ait 18 ou 81 ans, doit aussi collaborer à la Mission, où qu’il soit. Mon lieu de mission, c’était la communauté et la famille mariste de Lleida, de Mataró, de Badalona...

 

C’est là que, en classe et dans la catéchèse, dans les rencontres et retraites, au collège et dans la rue, j’ai toujours essayé de transmettre aux enfants et aux jeunes l’important message que tous, en tant qu’êtres humains, nous portons: la terre peut devenir et nous devons en faire un lieu merveilleux, les gens sont bons et la vie est belle, la justice et la paix pour tous est mille fois plus importante que les bons repas et notre bien-être occidental... Et je parlais – jusqu’à en devenir fatiguant – du Tiers-Monde, des pays et des gens qui souffrent, de notre responsabilité par rapport à tout ce qui arrive sur la terre...

 

C’était déjà bien de parler et de faire quelque petites choses. À présent, j’avais à faire un plus grand pas, concrètement 10.000 km de distance physique – bien davantage pour ce qui regarde la psychologie, la culture, la famille...– et je suis arrivé en Thailande avec mon sac à dos. Je ne sais pour combien de temps, mais le plus longtemps que j’en serai capable. Ce qui est du climat tropical, de la nourriture épicée, des commodités réduites, de la langue indéchiffrable pour le moment, du choc culturel, tout cela n’a eu que très peu d’importance au cours de ces premiers mois, et j’espère que cela continuera ainsi à l’avenir. En vérité, ce qui est important pour moi ce sont les gens, les enfants, spécialement les pauvres. Je ne peux même pas en premier lieu leur parler de Jésus-Christ ou travailler à l’extension de l’Église. En premier lieu, il s’agit de travailler au Royaume de Dieu qui est justice, paix, fraternité universelle, joie, Nature, fête... Après viendront les autres choses.

 

Les maristes d’Ad Gentes, frères et laïcs, nous allons là où personne ne veut aller dans ces pays. Cela peut sembler prétentieux, mais c’est pourtant bien ainsi: les frères se présentent aux évêques de chaque pays, quel qu’il soit, et s’offrent pour aller là où personne ne veut aller. Cela veut dire que beaucoup sont loin des routes goudronnées, de l’air conditionné ou de la connection avec Internet, et qu’il est même possible qu’un éléphant passe près de la maison... mais on s’y trouve plus près du Ciel!

 

F. Andrés Barrera

 

 
À la maison (chez nous), nous sommes maristes
 

aimm 15

Quand je dois expliquer ma relation avec les Maristes, l’histoire devient longue. Je crois que je les connais depuis toujours. Non, ce n’est pas une exagération. Alors que j’avais un an, mon grand frère allait déjà aux Maristes, à Gérone. Et cela, je l’avais toujours perçu ainsi, était important. Ensuite mon deuxième frère et ma sœur y sont allés et, avant de pouvoir y aller moi-même, Paul, l’aîné, était déjà aux Avellanes, comme novice. Cela était encore plus important! Et quand j’étais élève, il a fait profession. Ainsi, comme vous voyez, les maristes faisaient partie de ma famille. Aller chez eux, c’était comme aller chez une tantine qui vous chérit, ou chez les grands-parents. Et qui éduquent aussi.

Toute mon éducation spirituelle c’est d’eux que je l’ai reçue (sans oublier les religieuses et la paroisse). Et je suis fière de leur mentalité ouverte et œcuménique. J’ai une amie qui me dit toujours que je suis Kumbaià. Et je pense que cela est un honneur. Les maristes m’ont enseigner à vivre ma foi avec joie et, surtout, sans hypocrisie.

Et lorsque, plus tard, je suis devenue mère et enseignante dans mon école, je n’ai pas eu à faire effort pour donner ce dont les frères m’avaient comblé: l’amour des enfants et des jeunes.

L’école et son environnement ont eu le souci de voir mûrir ma foi afin que je puisse la partager. J’ai participé à des cours de formation, des rencontres sur le charisme Mariste, en fin de semaine aux Avellanes... et, depuis deux ans, au Groupe de Vie Mariste que nous avons à l’école.

Les années ont passé et le monde nous change. Les jeunes avec qui je travaille n’ont pas les repères religieux et spirituels dans lesquels j’ai été éduquée. Très souvent je me demande si nos efforts servent à quelque chose. Et alors, quans les nuages veulent faire de l’ombre, arrive un coup de fil, une visite, un message sur le portable d’un ancien élève qui m’appelle pour une chose concrète. Et mes voisins de me rappeler: “femme de peu de foi, voilà ta mission”.

Carme Fornells

 
<< Début < Précédent 1 2 3 4 Suivant > Fin >>
Page 1 sur 4