8 mai, itinéraire La Valla

LVL

Maristes nouveaux en mission. Et voilà, j’ai déjà envie, pas que de voir les nouvelles structures de l’hermitage et de La Valla, mais aussi de vivre ce nouvel élan de notre communauté.

Aujourd’hui, on va partir. C’est un jour parfait. Il n’aurait pas est meilleur si l’avions imaginé. Moi, j’ai choisi de faire le chemin depuis La Valla jusqu’à l’Hermitage. Mais je pars avec de devoirs : de faire dix lignes pour expliquer ce que je vais vivre cet après-midi.

J’écoute, je regarde, je sens, je touche, je parle, je médite. Que dire ?

Que je ne suis pas surprise que Marcellin ait eu un si bon rapport avec Dieu. Il était si proche de lui. Tout le paysage nous vers Dieu.

Je marchais en silence par ces chemins où l’on peut sentir la mousse, les fleurs, le fumier, l’humidité… Et tout était apaisant : toutes les nuances de vert décorés par les fleurs les plus simples des bordures et celles des arbres fruitiers en pleine floraison ; les chants monotones des grillons qui était la base pour l’éclat des coucous et d’autres oiseaux que je ne pas reconnaitre ; les ruisseaux ; des petites maisons le long du chemin, chevaux dans les prés…

« Si le monde est déjà si beau, Seigneur,… que pouvez-vous nous donner davantage dans une autre vie ? », déclamait le poète Maragall à Dieu.

Peut-être donc que la réponse c’est de ben profiter de cette belle nature en compagnie de mes frères d’Emmaüs, avec qui on peut partager le rêve de notre vie. Savoir qu’en vivant en communion avec les autres, tout est plus facile, tout est possible, même de rêver un monde nouveau.

Carme Fornells i Sala